13KGHT73 Découverte de quelques légendes de Saint Nicolas
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Découverte de quelques légendes de Saint Nicolas

Avant d’être l’un des sujets d’histoires préférés des enfants, Saint-Nicolas fut un évêque chrétien reconnu pour sa charité, sa bienveillance et son aide de chaque instant aux pauvres et aux nécessiteux.

Il existe ainsi de nombreuses légendes sur ce grand saint, toutes plus fabuleuses les unes que les autres... et certaines ayant sans doute une part de vérité plus grande que ce que vous ne pourriez penser

Patron des enfants, des écoliers, mais également des marins et de nombreuses villes et régions à travers le monde...

Ami du père-fouettard, ramoneur distribuant friandises aux enfants sages quand son ami offre charbon et coups de fouets aux enfants désobéissants...

Le grand Saint Nicolas a vraiment de quoi intriguer.

 

Table des matières :

 

 

Petite figurine de Saint Nicolas sous la neige, avec un grand chapeau rouge.

Une première légende…

Il y a longtemps de cela, vivait un homme seul avec ses trois filles.

La petite famille était si pauvre qu’ils ne parvenaient pas à rassembler suffisamment d’argent que pour former une dot. Concrètement, cela signifiait une chose simple à l’époque : les filles du pauvre bougre ne pourraient pas se marier.

Dans la ville où se passe notre histoire, de bien étonnantes choses se produisaient toutefois depuis quelque temps. Les habitants retrouvaient régulièrement des cadeaux devant leur cheminée (certains parlent de présents laissés dans les souliers). Argent pour les nécessiteux, nourritures pour les affamés et outils pour les artisans démunis : personne ne savait d’où tout cela venait, mais tout le monde s’en satisfaisait bien.

Bref, le matin de l’anniversaire de l’ainée de notre famille, pile à l’âge où elle était censée se marier, quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils découvrirent un sac rempli de pièces au milieu de leur salon. Même s’ils ne connaissaient pas son nom, ils ne purent qu’être redevable à ce mystérieux bienfaiteur.

Quelques années plus tard, lorsque la seconde fille du pauvre homme devint adulte, la même chose se reproduisit : grâce à l’argent apparu comme par magie, elle put elle aussi trouver un époux.

Vous devez bien vous en douter : la même chose se préparait pour la troisième. Cette idée traversa d’ailleurs aussi l’esprit du père alors bien plus heureux qu’il n’y a quelques années.

C’est ainsi que la veille de l’anniversaire de sa cadette, il décida de se cacher sous la fenêtre pour essayer de voir qui, ou quoi, pouvait bien lui faire de tels cadeaux. Sans trop de surprise, il découvrit alors Nicolas, l’évêque de sa ville, un sac d’or dans les mains.

Malgré l’insistance du saint homme de ne pas répandre la nouvelle, le bruit courut vite dans toute la région que l’évêque Nicolas était le fameux bienfaiteur secret. Après tout, il ne faisait pas ça pour la gloire mais bien par pure charité chrétienne !

(Pour information, cette légende est bien plus répandue en Asie mineure qu'en Occident, là où les contes des mille et une nuits ont voulu faire porter un message supplémentaire à cette effigie chrétienne).

 

Représentation de Saint Nicolas, évêque chrétien bien connu, portant un enfant sur son épaule.

…et une autre !

La seconde légende se place, elle, dans un contexte quelque peu plus hivernal.

Alors que le froid frappait leur village depuis plusieurs mois maintenant, trois enfants affamés décidèrent de sortir glaner de quoi manger. C’est alors qu’une tempête de neige frappa, et fit dévier les petits, qui perdirent leur chemin.

Après de longues heures démarche, ils virent au loin de la lumière briller : chouette, ils avaient trouvé une maison et, connaissant les habitants de la région, sans doute aussi un foyer où se réchauffer. La maison se trouvait en fait être une boucherie et, alors qu’ils rentrèrent dedans, le tenancier de la boutique les accueillis les bras ouverts, leur offrant même un bon repas chaud et un lit où dormir. 

Au milieu de la nuit, alors que les trois enfants dormaient profondément, l’homme rentra dans leur chambre, et leur trancha la gorge. Il les découpa ensuite pour les mettre dans des barils remplis de sel. Là, dans le saloir de l'horrible monstre, les enfants avaient trouvé leur tombeau.

Quelques années passèrent, sept ans pour être exact, et l’histoire horrible des trois jeunes arriva jusqu’aux oreilles de Saint Nicolas. 

Malgré sa conscience d’être face au mal incarné, il décida d’aller rendre une petite visite au boucher. Lorsqu’il fut face aux tonneaux, le grand saint posa sa main dessus, invoqua Dieu et l’ouvrit : les enfants en sortirent, frais comme s’ils ne s’étaient rien passé, et partirent en remerciant le boucher pour le gite et le couvert.

Le terrible meurtrier, lui, disparut, et plus personne n’entendit jamais parler de lui.

(Précisons-le, c'est surtout cette seconde légende qui se raconte dans les campagnes du Nord et de l'Ouest de la France. Lorrains, Alsaciens ou Normands... mais aussi Belges et Hollandais la connaissent depuis des siècles.)

 

 

La croix de Jérusalem, une statue du Christ et une amulette des Templiers

Qui était vraiment Saint Nicolas ?

Avant d’être un personnage de légende, Saint-Nicolas fut un homme tout ce qu’il y a de plus réel, dont la vie est relatée par de nombreux auteurs chrétiens du Moyen Âge et de l’Antiquité tardive.

Né vers l’an 280 en Lycie, une région de l’actuelle Turquie, Nicolas (de son nom de baptême) était le seul héritier de parents assez fortunés. Par sa naissance, ce véritable père des enfants délaissés était donc membre de Byzance et de l'empire romain d'Orient.

Même s’il aurait pu choisir de vivre dans le luxe et l’opulence, il consacra plutôt son temps et sa fortune à aider les malades, les faibles et les plus pauvres que lui. C’est d’ailleurs cet élément caractéristique qui donna naissance à la première légende dont nous avons parlé ensemble.

Par son intérêt pour la doctrine chrétienne, il devint rapidement prêtre, trouvant en Dieu une véritable voie. Par son mode de vie exemplaire et sa grande dévotion, il fut rapidement nommé évêque de la ville de Myre, la plus grande cité de sa région de naissance. Contrairement à d'autres saints de l'Église catholique donc, il ne connut pas de persécutions particulières.

Tout au long de sa vie, Saint Nicolas sera connu pour les nombreux miracles qui le suivirent,  notamment dans des contextes de guérisons inespérées. Nous pouvons par là voir une inspiration à la seconde légende, celle où notre Saint ressuscita les trois petits enfants.

Bref, la plupart des historiens s’accordent à dire que Saint Nicolas serait mort le 6 décembre 343. Au fil des ans, les récits de ses miracles et de son travail acharné à l’égard des démunis se répandirent dans la plupart des pays chrétiens. Des communautés orthodoxes de Russie aux Catholiques de l’Ouest de l’Europe, tous reconnaissent ainsi Saint Nicolas comme un être à la vie exemplaire.

En tout cas, une chose est sûre : cette image du grand Saint à la barbe blanche, accompagné de son âne est sans doute un mythe. Celle de l'évêque portant la crosse et la mitre, gérant son diocèse et distribuant des cadeaux aux plus démunis, elle, est par contre surement vrai !

Saint Nicolas est définitivement différent du Père-Noël, et les différentes festivités qui nous le présentent (marché de Noël, procession ou distribution de cadeaux) ont donc en elles plus de folklore que de faits historiques.

 

 

Pour aller plus loin

Le Saint Patron des enfants sages leur offre bonbons, chocolat et pains d'épices. Vous l'aurez aujourd'hui découvert : ce personnage est bien plus profond que ce que les comptines nous apprennent. Spéculoos et pain d'épices font partie de son image, mais les fables ne nous présentent qu'une part de la vérité.

Pour aller plus loin, voici quelques ressources complémentaires en lien avec Saint Nicolas, sa vie et ses légendes :

 

 

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