Nombre d'or, phi, divine proportion : maths ou ésotérisme ?

juin 30, 2021 7 min de lecture

Spirale de Fibonacci, figure géométrique respectant la proportion du nombre d'or.



Tout au long de l’histoire de l'humanité, certains concepts mathématiques ont su se démarquer des autres par leur messages philosophiques, leur efficacité opérative ou tout simplement leur beauté.

Le nombre d’or, parfois simplement appelée phi, en est l’un des meilleurs exemples.

Découvert dans la Grèce antique par certains des plus grands cerveaux de tous les temps, ce nombre renferme des secrets mathématiques, oui, mais également ésotériques et occultes.  

De Pythagore à Euclide, en passant par des scientifiques de la Renaissance comme l’Italien Léonard de Pise ou le célèbre Johannes Kepler, la liste des découvertes faites au sujet du nombre d’or a pu bénéficier du travail de véritables génies.

Ces découvertes, justement, nous allons aujourd’hui en partager quelques-unes avec vous.

 

Table des matières :

 

 

Tableau d'un cours de mathématiques avec un spirale de Fibonacci tracée à la craie.

Le nombre d’or d’un point de vue mathématique

Parfois également connu sous les noms de « ratio d’or », de « proportion des dieux » ou de « divine proportion », le nombre d’or est décidément un animal unique dans le monde des mathématiques (monde pourtant peuplé de bizarreries et d’étrangetés).

D’un point de vue algébrique, il correspond au rapport entre 1 + √5 (racine carré) et 2, ce qui donne un résultat approximativement égale à 1,618.

Approximativement, oui, car le nombre d’or est un irrationnel, à comprendre un nombre possédant une infinité de chiffres après la virgule, chiffres qui semblent en plus n’avoir aucune suite logique et s’enchainer dans un étonnant chaos.

En ce sens, le nombre phi possède de nombreuses similarités avec un autre bien connu, le nombre pi.

Bref, comment avons-nous bien pu trouver la valeur de ce fameux nombre d’or, me direz-vous ?

En bien en fait, il s’agit du terme-limite (sur vers lequel la suite converge) de la suite de Fibonacci, la célèbre suite où chaque terme est le somme des deux précédents (1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, etc). Célèbre suite, oui, car les artistes et architectes et artisans connaissent depuis longtemps les capacités de cette suite à créer la beauté partout où elle se trouve.

Une autre propriété mathématique intéressante du nombre phi est qu’elle est « elle-même sa réciproque inférieure à 1. Concrètement, diviser 1,618 par 0,618 donne 1, ce qui est justement le résultat de la différence entre les deux nombres.

Maintenant, nous comprenons un peu mieux ce que les mathématiciens ont bien pu trouver à notre fameux nombre d’or… mais cela ne nous dit rien quant à son sens ésotérique ou spirituelle !

 

 

Site archéologique de la Grèce antique avec des vestiges, des vases et des temples.

Pythagore, les Grecs et le nombre d’or

Si notre cher phi présente des particularités mathématiques unique au monde, c’est bien nous, l’humanité, qui avons décidé de lui attribuer une telle place dans notre imaginaire.

Son épopée commença donc il y a plusieurs millénaires de cela, dans la Grèce antique.

Là, un mathématicien de génie connu sous le nom d’Euclide décrit pour la première fois ce rapport, qu’il voyait comme étant « la division d’une droite en extrême et moyen raison ». Déjà donc, le nombre d’or était bien associé à un rapport géométrique, et donc esthétique.

Quelques temps plus tard, Pythagore et son mouvement ésotérique, les Pythagoriciens, se penchèrent eux aussi sur le cas du nombre phi, qu’il (re)découvrirent et le virent comme le rapport particulier se trouvant à l’intérieur d’une des figures les plus importantes de la géométrie sacrée : le pentagramme.

Mieux connu sous le nom de « l’étoile à cinq branches », le pentagramme est ce fameux motif géométrique associé à l’occultisme, au diable (pour les Chrétiens tout du moins), à la sorcellerie et aux écoles de magie en général.

Pour tout qui connait un minimum l’ésotérisme ou les arts occultes, il sera « amusant » de retrouver ici ce symbole...

Mais après tout, et si cela n’avait rien d’étonnant ?

 

 

Plante avec ses feuille qui suivent la suite de Fibonacci, et donc le rapport du nombre d'or.

Le nombre d’or dans la nature

Si le nombre d’or est présent dans l’esprit des hommes depuis la nuit des temps, il l’est aussi dans celui de la nature…

C’est en tout cas ce que laisse à penser certaines observations que nous pouvons tous faire. 

Comme des images valent mieux que de parfois trop longs discours, voici une liste de quelques phénomènes naturels où se retrouve notre nombre :

  • Des nombreuses fleurs forment des rangées de pétales respectant la suite de Fibonacci, et donc sa divine proportion.
  • Les pommes de pins voient leurs pignons former des spirales selon le rapport du nombre d’or.
  • Le tournesol possède des centaines de graines en son centre, qui poussent de manière à former des spirales dont les nombres dans les deux sens donne toujours deux nombres successifs de la suite de Fibonacci.
  • La plupart des arbres ont des feuilles particulières, car le rapport entre la largeur des nervures et l’espacement entre deux d’entre présente un rapport valant précisément phi.
  • La plupart des espèces animales voient leur nombre d’or relier certains os de leurs squelettes. Chez l’homme, il est souvent dit que l’oreille présente une spirale propre à la suite de Fibonacci, ou que la taille du pied, de la coudée et de la largeur de la main sont lié par notre nombre.
  • Certains cristaux s’emblent eux aussi s’arranger selon le nombre d’or.

 

 

Image de synthèse d'une double hélice d'ADN.

Une trace jusqu’à notre ADN

Nous aurions pu citer cette étrangeté au point précédent, mais quelque chose d’aussi important que notre propre ADN, le code qui nous constitue et fait que nous sommes qui nous sommes méritait bien que nous nous y attardions un peu plus.

Ce n’est un secret pour personne, l’ADN est formé d’une sorte de double hélice, sur le modèle de deux fils enroulés ensemble et reliés par des sorte de petits ponts entre eux.

Là où les choses se complexifient, c’est lorsque les scientifiques nous font remarquer que la longueur et la largeur d’un cycle complet de cette double hélice valent respectivement 34 et 21 angstroms (une unité de mesure basée sur des émissions nanométriques).

Bref, tenez-vous bien, le rapport entre ces deux nombres… nous donne précisément phi.

Le Dr Leonard Horowitz, pointure scientifique reconnu mondialement, a pu démontrer que l'ADN humain émet et reçoit continuellement des photons. Une idée émergea alors, voulant que notre ADN soit littéralement ce qui nous lié au monde, à l’univers et, pour les plus croyants, à Dieu.

En fait, ce serait un peu comme si une partie de la lumière universelle se trouvait en chacune de nous à travers notre ADN.

Lorsqu’en plus nous savons l’importance qu’à la nombre d’or dans la construction de notre monde, certains parmi les plus curieux ont avancé une théorie selon laquelle nous aurions tous plus ou moins d’occurrence de ce fameux ratio divin dans notre code génétique, et que ce serait cette concentration (ou non) qui influerait sur nos capacités psychiques, et notre capacité à percevoir le réel caché au-delà des choses.

 

 

Pyramides de Gizeh, curiosité architecturale qui inclut le nombre d'or.

Le nombre d’or dans les arts

Dans le fond, la nature est le premier artiste, et les hommes même brillants ne peuvent que s’en inspirer.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le nombre d’or se retrouvent dans autant d’œuvres géniales et universellement reconnues comme belles.

En particulier, les peintres, sculpteurs et architectes ont inclus cette divine proportion de manière tout à fait consciente dans leurs travaux, conscients qu’elle saurait leur apporter équilibre et harmonie.

L’un des exemples les plus célèbres et sans doute le fameux « Homme de Vitruve » de Léonard De Vinci, qu’il réalisa avec la volonté d’y placer le maximum de fois celle qu’il appelait alors la « sectia aurea », ou section dorée.

Cette œuvre exprimait en fait l’air de son temps, la Renaissance, où de nombreux penseurs se penchèrent à nouveau sur les secrets cachés du nombre d’or, comme par exemple le mathématicien Luca Pacioli, qui allait même jusqu’à lui dédié un libre en 1509, sobrement nommé « De Divina Proportione ».

À en croire les découvertes archéologiques de nos derniers siècles, tous cela n’était toutefois qu’une redécouverte de savoirs autrefois connus des civilisations du passé.

Coïncidence ou pas, le fait est des monuments du monde entier incluent le nombre d’or dans leurs plans. Des mégalithes présent un peu partout dans le monde, à l’architecture de l’Amérique précolombienne, et passant par l’art chinois au japonais : l’utilisation de notre rapport est un constante.

Parmi tous les monuments du monde, il y en a toutefois un qui a pu intéresser les curieux et ouvertes d’esprits plus que les autres : la Grande Pyramide de Gizeh.

Sans rentrer dans les détails de cette merveille, objectivement bien trop en avance sur son temps, il faut savoir que le nombre phi s’y retrouve de manière quasiment systématique.

Rapport des basse et haute chambres, base divisée par la hauteur et taille des couloirs n’en sont que quelques exemples.

 

 

Pour aller plus loin

Nous avons ici évoqué quelques thèmes liés aux mystères et à l’ésotérisme… et ça tombe bien, notre site est justement spécialisé là-dedans !

En particulier, voici quelques collections de symboles, objets bizarres et porte-bonheurs qui pourraient vous plaire :

 

Voilà également quelques ressources externes que vous pouvez consulter si certains sujets que nous avons abordés vous ont laissé sur votre faim :

  

 

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