S'embrasser sous le gui porte-bonheur : tradition d'Europe

S'embrasser sous le gui porte-bonheur : tradition d'Europe

S’embrasser sous le gui est une coutume très répandue.

Chaque année nous sommes des milliers à accrocher une branche de gui à notre porte, attendant que des couples passent dessous.

Dans les magasins, en rue, ou même dans les salons de nos proches : nous en trouvons partout… Mais savons-nous le message qui se cache derrière les branches de gui porte-bonheur ?

Combien d’entre nous se sont déjà demandé d’où venait cette habitude ?

En dehors de son utilisation comme décoration de Noël, que savons-nous exactement sur cette plante ?

Nous nous sommes posé ces questions et avons donc entamé quelques recherches. Les informations que nous avons trouvées pourront en étonner certains. D’autres, par tradition familiale ou parce qu’ils se seront déjà intéressés au sujet les connaîtront déjà.

Bref, c’est parti !

Intéressons-nous ensemble à la tradition du gui !

 

Table des matières :

 

 

Gui porte-bonheur qui pousse au milieu des épines d'un sapin.

Le gui d’un point de vue botanique

Le gui est une plante parasite, vivant sur les branches d'un arbre hôte.

Bien qu'il puisse bénéficier de la photosynthèse à travers ses propres feuilles, il tire la majorité de son énergie à partir de la sève de l’arbre auquel il est accroché.

Parmi les espèces d’arbres les plus connus, nous pouvons citer :

  • Le pommier
  • Le tilleul
  • L’aubépine
  • Le peuplier
  • Le saule pleureur

 

Il faut également savoir que le gui porte-bonheur pousse très lentement. Au cours de la première année, il se contentera de développer une connexion avec le système racinaire de l’arbre hôte en creusant littéralement à travers son écorce et en « fusionnant » sa sève avec celle de l’arbre.

Ce n’est que la seconde année que les feuilles du gui commenceront à pousser. Enfin, il s’agira plutôt d’une petite pousse possédant une simple paire de feuilles que d’autre chose…

Dans l’état des choses, il sera pour le moins compliqué de s’embrasser sous le gui !

Ce n’est qu’à partir de la troisième année que plus de branches et de feuilles apparaîtront et qu’il prendra la forme que nous lui connaissons si bien.

 

De petites baies poussent également sur cette plante. De couleur blanche, de nombreux oiseaux aiment en manger, et ils ont bien tort.

Malgré un goût apparemment savoureux, ces baies renferment une sorte de sève très collante et indigeste. Une fois à l’intérieur de l’estomac, elle forme une sorte de colle qui provoquent des irritations et troublent la digestion.

Il s’agit en réalité de la stratégie de reproduction du gui : il attire les oiseaux par des baies en apparence alléchante qui, une fois dans le bec des pauvres animaux, les irriteront, ce qui les fera les lâcher un peu plus loin.

Ainsi, les graines contenues dans les baies peuvent se répandre dans toute la forêt.

 

 

Branche de gui devant des nuages et un ciel gris.

La tradition du gui est très ancienne !

La tradition du gui est fascinante.

Profondément imprégnée dans le folklore de toute l’Europe, il existe des centaines de mythes et de légendes qui impliquent le gui. D’une région à l’autre, ces histoires peuvent varier mais certains points restent tout de même communs à toutes.

En règle générale, le gui porte-bonheur sera associé à la chance, à la santé mais surtout à la fertilité.

 

Les druides des peuples Celtes qui dominèrent autrefois l’Europe l’ont notamment aussi utilisé dans de grands rituels qui visaient à faire fuir tel esprit ou telle force démoniaque. (Selon certains experts, c’est d’ailleurs de là que pourrait venir notre tradition d’accrocher une branche de gui à notre porte.)

En fait, le gui porte-bonheur était tellement important dans l’ancien temps qu’en voir en rêve pouvait être interprété comme un signe terrible… au point que des batailles en furent annulées et des mariages reportés.

Il est notamment question d’une légende qui nous raconte comment deux clans ennemis scellèrent la paix après avoir vu du gui pousser nous loin du champ de bataille. Vraiment, cette plante avait de l’importance pour nos ancêtres !

 

De part sa nature persistance, le gui fut également associé à la fertilité. En effet, alors que les feuilles de son arbre hôte tombent en hiver, le gui garde sa magnifique couleur verte.

Parfois, en l’espace d’une nuit seulement, il peut prendre une teinte d’un doré somptueux (en réalité, cela est signe qu’il manque de certains minéraux), ce qui donne un aspect encore plus féérique à la scène.

Bref, pour les hommes, la tradition du gui porte-bonheur nous rappelle cet extraordinaire don de la nature, apportant santé et fertilité…

Plutôt étonnant pour une plante que l’on sait toxique, vous ne trouvez pas ?

 

 

Branche de gui accrochée au lampadaire d'une ville en Angleterre.

S'embrasser sous le gui à Noël

Ce n'est pas Noël sans cette odeur d’aiguilles de pin fraîches qui envahit la maison, sans ces délicieux biscuits que nous mangeons ensemble et sans… la branche de gui porte-bonheur accrochée à notre porte !

La fête de Noël est sans aucun doute l'une des traditions les plus chères au cœur des Européens.

Au départ tradition purement chrétienne visant à célébrer la venue au monde du Messie, ce n’est que dans un second temps que le sapin et les cadeaux ont commencé à rentrer dans nos maisons.

Selon plusieurs historiens, les premières versions de cette fête telle que nous la connaissons aujourd’hui ont commencé à apparaître en Allemagne il y a plus de 500 ans.

 

Plus récemment, dans l'Angleterre du 19ème siècle, est arrivé la tradition consistant à s’embrasser sous le gui.

Sans qu’on ne sache trop pourquoi, les hommes ont commencé à embrasser leur bien-aimée sous cette plante de Noël. 

Même si la tradition persiste encore de nos jours, nous demandons maintenant la permission avant d’embrasser notre voisine… À moins que, comme à l’époque, vous vouliez l’épouser !

En effet, la tradition du gui fut parfois poussée à l’extrême et de parfaits inconnus passant ensemble en dessous se sont retrouvés à devoir se marier et fonder une famille, poussés par leur famille respective qui voyait là l’occasion de les « caser ».

Plutôt rocambolesque comme situation !

Apparement, cette coutume de s’embrasser sous le gui serait issue du folklore nordique où notre plante était associée à l’amour et aux romances de jeunesse.

 

De nos jours, la légende raconte que, si vous refuser le baiser lorsque vous passé sous le gui, il pourrait vous arriver de grands malheurs.

Une fois cela fait, vous ne devrez pas non plus oublier de cueillir l’une de ses baies : une fois qu’elles seront toutes partie, le gui ne fera plus effet et vous pourrez passer librement en-dessous.

Ainsi, si vous décider d’accrocher une branche de gui à votre porte cette année, assurez-vous qu’elle contiennent le maximum de baies !


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